Quelques mots

Ne cherchez pas de messages dans ma sculpture, pas de grandes théories métaphysiques, pas de discours alambiqués… C’est simplement du plaisir, du bonheur.
Mais bien sûr je travaille, je me bagarre, je torture mes bouts de fer….et créer l’illusion de volume avec des éléments plats, ce n’est pas une mince affaire! Aussi j’organise, je rythme, j’équilibre…
J’ai un évident besoin de me confronter à la matière, les gerbes d’étincelles me stimulent, l’éclair de l’arc m’enivre et que dire de la sensation de « définitif » que vous donne la soudure…!
Et tout cela pour raconter des histoires ! mais en douceur, sans en dévoiler la totalité, sans imposer ma vision personnelle afin de laisser au spectateur le plaisir de se l’approprier avec sa propre personnalité, sa culture et son passé.
Et c’est seulement à ce moment que, pour moi, les choses s’apaisent et que mon travail prend fin.

François BAZIN-BIDAUD

 

La loupe diffracte la lumière et la fait étinceler en une myriade de couleurs. François BAZIN-BIDAUD est à sa manière une loupe; mais non content de donner à voir une symphonie de couleurs, ce sculpteur diffracte la forme, la fait exploser en une multitude de plans, de lignes, d’arêtes…
Artiste au travail atypique, seulement guidé par la jouissance et le bonheur de faire, François BAZIN-BIDAUD n’impose pas; il propose sa vision du Monde au travers d’un regard parfois poète, parfois moqueur, mais toujours généreux. Les thèmes de ces œuvres sont multiples et évoluent au fil des rencontres, des voyages, de la vie : cet artiste parle de lui et par son oeuvre, nous sommes les passagés de ses voyages et les yeux de ses visions.

Article du magazine Bann’Art 2007

 

François BAZIN-BIDAUD fabrique des bidules. Petit fils de Goya, de Braque, de Picasso et de tant d’autres, un peu ogre, un peu poucet, l’équilibriste coloriste conte fleurette à ses sculptures. Armateur des hauts navires de l’imaginaire, il bat le fer et la chamade, forge sans feu, barbouille un rien, s’approprie tout.
Le nez au vent, le regard clair, il regarde ses congénères prendre la pose, s’attarder devant le miroir du matin, accoudés un journal ouvert, et puis, l’œil sur une lucarne s’ensommeiller d’images écrin. S’éloigne t-il de l’atelier ? C’est pour apprivoiser les oiseaux, construire encore et rêvasser ; rien ne le retient de voler. Du temps qui passe, du temps qui file, l’ami BIDAUD écrit le chant. Le voilà qui bidouille tranquille, penché dessus, le bonheur à l’ouvrage.

Arnault TRAN